Il y a des dates qui ne sont pas juste des chiffres.
Le 10 octobre, ou 10.10, résonne comme un battement dans le cœur du monde. Un portail, disent certains. Un souffle, murmurent les autres. Et si c’était les deux à la fois ? Le moment où le visible et l’invisible se frôlent, où la terre semble retenir son souffle, juste avant de le rendre plus fort, plus clair, plus vibrant.
On ne sait pas trop pourquoi, mais ce jour-là, tout semble s’ouvrir.
Comme une porte que l’univers pousse doucement, sans bruit, mais avec insistance.
Et là, la Bretagne… ah, la Bretagne. Ce coin de terre qui n’a jamais oublié le langage du vent. Là-bas, le 10.10 prend une couleur particulière. Plus dense. Plus ancienne aussi.
Quand les nombres s’alignent, les âmes s’éveillent
Le 10.10, c’est un double 1.
Deux piliers qui se font face, comme deux gardiens de passage. Certains y voient le symbole de la renaissance, d’un nouveau cycle qui s’ouvre. D’autres parlent d’un réveil collectif, d’une vibration qui s’élève un peu plus haut, un peu plus loin.
Et franchement… quand on se trouve sur les terres bretonnes ce jour-là, on comprend.
L’air lui-même semble différent. Un peu plus chargé. Comme si chaque brin d’herbe, chaque pierre levée savait qu’un flux circule, invisible mais bien réel.
Il suffit de marcher un matin du 10 octobre à Carnac pour le sentir. Le sol parle. Pas avec des mots, non. Avec des frissons, des pulsations. On a l’impression que les mégalithes respirent. Lentement. Profondément. Et qu’ils nous invitent à faire pareil.
Les lieux qui vibrent, les âmes qui écoutent
Brocéliande, évidemment. Ce nom qui claque comme une légende et s’enroule comme une brume.
Là-bas, le portail du 10 octobre se ressent avant même qu’on en parle. Dans le bruissement des feuilles, dans l’ombre d’un chêne millénaire, dans le silence après la pluie.
Ce n’est pas un hasard si tant de gens y viennent “sans trop savoir pourquoi”.
On croit qu’on vient voir une forêt. En vérité, on vient se retrouver.
Et il y a aussi Huelgoat, cette forêt de roches rondes et de chaos minéral.
On marche, on trébuche, on rit, et puis soudain, quelque chose se passe.
Une lumière étrange entre deux branches. Un souffle froid sur la nuque. Un murmure peut-être ?
C’est drôle, mais on se sent observé, accompagné. Pas dans le sens inquiétant, non. Plutôt comme si la terre elle-même veillait sur nous.
Tiens, ça me fait penser à ces anciens druides dont on parle toujours avec des yeux brillants.
Peut-être qu’ils savaient simplement écouter, eux. Sentir quand un portail s’ouvrait. Sentir quand la terre chantait plus fort que d’habitude.
10 octobre : un seuil entre deux mondes
Le portail énergétique du 10 octobre, ce n’est pas une théorie à ranger dans un coin.
C’est une expérience. Quelque chose qui traverse le corps, pas la tête.
Certains ressentent une grande fatigue ce jour-là, d’autres une énergie folle.
On parle de “fréquence”, de “vibration”, de “réalignement”. Des mots un peu galvaudés parfois, mais qui ici prennent un sens concret.
Imaginez un souffle qui nettoie, qui réaligne, qui rappelle ce qu’on avait oublié : notre place entre ciel et mer.
Parce que la Bretagne, elle, n’a jamais coupé ce lien.
Ses falaises, ses pierres, ses tempêtes… tout est dialogue.
Un dialogue rugueux, sincère, salé.
Rien de lisse, rien de parfait. Comme la vie.
Les rituels simples pour accueillir le 10.10
Pas besoin d’un grand cérémonial.
Ce portail, il demande surtout de la présence. Être là.
Vraiment là.
Respirer l’air, sentir la mousse sous les doigts, écouter la pluie.
(Et en Bretagne, la pluie, ça tombe bien, elle ne manque jamais.)
Certains aiment allumer une bougie face à l’océan, d’autres marchent pieds nus dans la rosée du matin.
Le geste importe peu. Ce qui compte, c’est l’intention.
Ouvrir. Accueillir. Dire oui à ce qui vient.
Un conseil ? Si vous le pouvez, trouvez un lieu sacré ce jour-là.
Un dolmen, une chapelle oubliée, un rocher face à la mer.
Fermez les yeux.
Demandez rien. Écoutez tout.
La Bretagne, ce seuil vivant
On dit souvent que la Bretagne est “entre deux mondes”.
Ce n’est pas qu’une jolie phrase.
Les anciens Celtes parlaient du Gwenved, le “monde blanc”, celui des âmes éveillées.
Eh bien, parfois, ici, on a l’impression d’y mettre un pied.
Surtout autour du 10 octobre.
Les villages se couvrent d’une lumière étrange. Ni dorée, ni froide.
Les goélands crient plus fort. Les marées semblent plus hautes.
Et au détour d’un chemin, une vieille croix de granit vous regarde comme si elle savait.
On pourrait dire que la Bretagne amplifie les portails énergétiques.
Elle les rend tangibles.
Parce que son énergie, elle, n’a jamais dormi.
Et si le 10.10 nous ramenait à l’essentiel ?
Il y a quelque chose de très simple dans ce 10 octobre.
Pas besoin de grands discours.
C’est un rappel, peut-être : ralentir, respirer, faire silence.
Se souvenir que tout est relié.
Que le vent sur la lande et le battement du cœur ont le même rythme.
Et si, ce jour-là, on posait nos téléphones ?
Juste pour écouter les arbres, les vagues, le feu dans la cheminée.
Peut-être qu’on sentirait mieux le passage.
Cette frontière fine entre ce qu’on voit et ce qu’on ressent.
Les signes, les synchronicités… et ces petits clins d’œil du destin
Certains verront le chiffre 10.10 partout : sur une horloge, une facture, une plaque.
D’autres recevront un message d’une personne perdue de vue depuis longtemps.
Des coïncidences, dites-vous ? Peut-être.
Mais parfois, ce sont juste des signes doux que l’univers nous envoie pour dire “tu es sur la bonne route”.
Et la Bretagne, fidèle messagère, adore ces clins d’œil.
Un rayon de soleil pile au bon moment, un oiseau qui traverse le ciel juste quand on doute, une chanson entendue par hasard.
Le 10.10 rend tout cela plus visible, plus parlant.
Un peu comme si le voile devenait transparent pendant quelques heures.
Après le portail, le souffle continue
Le portail ne se ferme pas brutalement.
Il se dissout doucement, comme une marée qui redescend.
Mais les effets, eux, continuent.
On dort différemment, on rêve plus fort, on revoit certaines priorités.
Tiens, c’est drôle, mais beaucoup racontent qu’ils ont envie de “ranger”, de “vider”, de “reprendre à zéro”.
Comme si le 10.10 leur avait soufflé dans l’oreille : “simplifie”.
Et ce mot-là, en Bretagne, il résonne bien.
Parce qu’ici, la simplicité est un art.
Un bol de cidre, un feu, une chanson, et tout est dit.
L’appel des terres sacrées
Le souffle du 10.10, ce n’est pas une promesse magique.
C’est un rappel, une pulsation, une invitation à se reconnecter.
Et les terres bretonnes, elles, amplifient ce chant ancien.
Elles ouvrent les portes qu’on croyait closes, pas vers un autre monde, mais vers le nôtre — celui qu’on oublie trop souvent.
Alors, si vous sentez cet appel, ne cherchez pas à comprendre.
Allez-y.
Marchez dans la brume. Touchez la pierre. Parlez au vent.
Laissez le 10 octobre faire son œuvre.
Parce qu’au fond, le véritable portail, il est là.
Dans le souffle.
Dans la terre.
Et peut-être, dans ce petit battement discret, juste sous votre main.

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